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Lectures

Quelle difference y a-t-il entre le Focusing et la therapie?

gina cenciose

Quelle différence y a-t-il entre le Focusing et la thérapie?
Ann Weiser Cornell, Ph.D.
Article paru initialement dans la revue Focusing Connection, mars 1997
Traduit par Solange St-Pierre
On me pose souvent la question, «Quelle différence y a-t-il entre le Focusing et la
thérapie?». J’en suis toujours aussi surprise. C’est comme si on me demandait la
différence entre respirer et faire de la pâte à modeler. Nous souhaitons bien sûr que le
Focusing soit présent dans la thérapie, qu’il soit vécu par le client mais aussi, idéalement,
par le thérapeute.
Alors je demande à mon tour, et souvent il s'avère que c’était ce que l'interlocuteur
voulait vraiment savoir: «Quelle différence y a-t-il entre la thérapie faite en tant que
thérapeute d’orientation Focusing et une personne qui guide en Focusing en tant que nonthérapeute?
Cette question m'intéresse beaucoup et j'ai eu l’occasion d’y réfléchir au fil
des ans, car il est clair pour moi que je ne suis pas une thérapeute même si j’offre des
sessions de Focusing en individuel moyennant rémunération.
Lorsque vous échangez des sessions de Focusing en partenariat sans frais avec quelqu'un,
il est assez facile de voir que l'échange des rôles fait de cette relation quelque chose de
différent de la thérapie. Si nous posons l’hypothèse que les sessions d’écoute en
individuel (payantes et à sens unique) sont également distinctes des sessions de thérapie
d’orientation Focusing, il doit nécessairement y avoir quelque chose de différent dans
cette forme de relation. Je crois qu’il y a en effet une grande différence.
Ce qui distingue en général l’intervenant en Focusing du thérapeute est la qualité et le
caractère de la relation. Le thérapeute d’orientation Focusing1 est concerné par ce que
Gendlin nomme «l’espace de la relation inter personnelle». Il porte attention à la qualité
de cet espace comme étant un élément clé du processus thérapeutique.
Dans son document «Focusing Therapy: Some basic Statements», Johannes Wiltschko
écrit: «Je dois maintenant mentionner l'importance de la relation spécifique entre le client
et le thérapeute. Il apparaît qu’au delà du travail sur le ressenti corporel, constituant
l'aspect principal de la thérapie en Focusing... l'espace relationnel entre le client et le
thérapeute est l'espace de vie dans lequel le processus de développement du client peut se
produire » (Folio, 14, 3, disponible via l’Institut de Focusing).
Il existe, bien entendu, de nombreuses façons d’utiliser le Focusing en thérapie. Les
généralisations que je fais ici peuvent ne pas s'appliquer à un thérapeute en particulier.
1 Je dois mentionner ici qu’il y a une certaine controverse en ce qui concerne l’appellation de Thérapeute
d’Orientation Focusing (TOF). Il y a en fait 3 types possibles : le thérapeute en Focusing, le thérapeute
d’orientation Focusing et le thérapeute expérientiel. J’utilise le terme TOF pour plus de commodité.
2
Mais j'espère toutefois que ces précisions permettront de distinguer dans l’ensemble les
thérapeutes en Focusing des intervenants offrant de l’écoute en Focusing.
A. L’intervenant en Focusing facilite en priorité la relation intérieure
Le travail de l’intervenant consiste à guider la personne dans un processus de Focusing.
C'est primordial. Le Focusing est une sorte particulière d’expérience intérieure, il est
normal que dans le bureau d’un intervenant en Focusing, la relation intérieure, la relation
du client à son sens corporel soit prioritaire.
Le thérapeute en Focusing a une tâche plus globale: il se doit d’être présent
(émotionnellement et spirituellement) à cette personne dans l’ensemble de sa croissance
en ce moment de sa vie.
Pour l’intervenant en Focusing, le processus n’est pas seulement plus important que le
contenu - comme c'est aussi le cas j’en suis persuadée pour de nombreux thérapeutes –
c’est le processus qui a la suprématie. Il doit être assez rare pour un thérapeute de dire à
un client, comme certains intervenants le font souvent «Vous n'avez pas besoin de me
dire ce qui vous vient. Assurez-vous simplement de bien le recevoir à l’intérieur de
vous». Le thérapeute devrait normalement considérer qu’il est important pour le client de
partager ce qui est venu et que cela constitue un espace privilégié de la relation.
L’intervenant en Focusing considère que la communication qu’il y a entre lui et la
personne est moins importante que la relation existant à l’intérieur même du client, celle
que le client entretient avec lui-même.
B. Le thérapeute doit porter attention aux questions relationnelles
Le thérapeute se doit d’être vigilant au transfert et au contre transfert. Il doit aussi utiliser
la conscience qu’il a de cet aspect de la relation dans son travail thérapeutique avec le
client. En tant qu’intervenante en Focusing, lorsque je rencontre le transfert et le contre
transfert, ils ne sont pas plus intenses que ce que l’on retrouve dans toute relation
enseignant/élève. Lorsque je les rencontre – lorsqu’un client devient, par exemple, très
bouleversé ou obsédé à la perspective de mes vacances – je me demande s’il ne serait pas
approprié de voir avec lui la possibilité de le référer à un thérapeute.
La relation thérapeutique offre un lieu où les difficultés relationnelles peuvent émerger en
comme faisant partie du processus de guérison. Il y a quelques années j’ai entrepris, pour
la première fois, une psychothérapie en tant que cliente et cela après vingt-deux ans de
Focusing en partenariat. J'ai constaté certaines réactions envers mon thérapeute que je n'ai
jamais eu envers mes partenaires de Focusing. Dans les premiers temps, j’aurais souhaité
qu’elle n’ait pas d’autres clients. Je savais qu'elle en avait, mais je préférais l’ignorer. Je
me sentais terriblement jalouse si je voyais tout autre client dans sa salle d'attente. Je ne
voulais pas donner son nom à d’autres de crainte qu’ils ou elles aillent la voir. La force et
l'irrationalité de ces sentiments m’embarrassaient et, en même temps, il m’était
réconfortant de savoir que cette relation offrait un espace où je pouvais être comme un
3
enfant jaloux de ses frères et soeurs et explorer ces sentiments de type «Jamais assez pour
moi».
C. L’intervenant en Focusing ne propose pas de sujets
L’intervenant en Focusing ne choisit pas le sujet sur lequel travaillera le client.
L’intervenant en Focusing ne cherche pas de lacunes dans ce que le client apporte et ne le
remet pas en question. La personne est totalement en charge du contenu sur lequel elle
désire travailler.
Lorsque j'étais thérapeute, travaillant en thérapie de couple avec un co-thérapeute, nous
abordions, à certains moments, avec quelques couples la question de leur vie sexuelle.
«Comment va cet aspect de votre relation?» nous aimerions savoir «Vous est-il possible
d’en parler entre vous?». Pour un couple en thérapie de couple, ne pas parler de l’aspect
sexuel de leur relation constituait une omission importante. Il semblait légitime en tant
que thérapeutes de soulever la question. Mais avec mes clients en Focusing, je ne le ferais
pas. Je les aide à poursuivre ce qu'ils choisissent d’explorer.
J'ai travaillé avec une femme pendant un an selon le paradigme de la guidance en
Focusing. Elle choisissait ce sur quoi elle voulait travailler. Son premier questionnement
consistait à voir ce qu’elle voulait faire de sa vie. Après environ un an, elle me dit qu'elle
était dans une grande douleur, suite à une rupture amoureuse. Ce n’est qu’à ce moment
que j’ai su quel était le sexe de la personne qu’elle aimait.
Je crois, et j'ai vérifié auprès de plusieurs personnes, qu'un thérapeute aurait été justifié de
considérer qu'il manquait quelque chose. Travailler avec quelqu'un pendant une si longue
période sans jamais entendre parler de sa vie amoureuse/relationnelle/sexuelle, peut
sembler incomplet. Un thérapeute aurait été justifié de demander: «Est-ce que tout va
parfaitement bien dans cet aspect de votre vie ou bien y a-t-il une raison pour laquelle
vous évitez le sujet?».
En tant que guide en Focusing, je considérais simplement que ça ne me concernait pas. Il
était entendu que mon client était entièrement en charge du sujet de la session. J'étais
disposée à l’accompagner tout au long du chemin qu'elle-même (ou son ressenti corporel)
indiquait.
D. Une personne en thérapie ne voit habituellement qu’un thérapeute à la fois
Étant donné les qualités particulières, telles que déjà décrites, de la relation thérapeutique,
la présence d’un deuxième thérapeute serait généralement considérée comme étant
source de confusion et inappropriée.
En ce qui concerne le Focusing, une personne pourrait avoir plusieurs intervenants ou
partenaires. J'ai appris le Focusing en faisant partie d'une communauté de pairs à Chicago
(changes group). J'étais tellement enthousiaste que j’entreprenais un processus à la
moindre occasion. Pendant ma première année, j'ai rarement eu moins de deux séances
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par semaine et parfois jusqu'à cinq avec des gens différents. Lorsque je m’assoyais pour
travailler avec quelqu'un, je ne ressentais pas le besoin d'expliquer ce qui s'était passé
dans les quatre autres sessions de la semaine. Mes partenaires n'avaient pas non plus
besoin de le savoir. Je commençais là où j’étais rendue. J’étais le gardien de mon propre
processus.
En tant qu’intervenante en Focusing, je n'ai pas besoin de savoir quelles autres démarches
de croissance ont été faites par la personne au cours de la dernière semaine. Je me
souviens qu'un homme m’ait mentionné avoir travaillé avec un autre intervenant en
Focusing dans les jours précédant notre session et nous avons été tout deux fascinés de
constater le caractère totalement différent des sessions, tant par le thème que par le ton.
Ce choix reste, à mon avis, entièrement libre à la personne. En ce sens, j’identifie
l’écoute en Focusing au travail corporel plus qu’à la thérapie. Je me sens libre d’effectuer
plusieurs sessions de travail corporel au cours d’une même semaine sans en informer les
praticiens.
E. Un intervenant en Focusing peut écouter un ami
Il n'y a pas de difficulté pour un intervenant à recevoir un ami en tant que client en
Focusing. Il serait par contre inopportun pour un thérapeute de débuter ou de maintenir
une amitié avec un client en traitement. Je sentirais, aussi bien en tant que client que
comme thérapeute, que les deux relations se font mutuellement concurrence. Si je sentais
un lien d’amitié possible, je choisirais d’écarter cette possibilité, considérant que j’ai déjà
des amis. Je donnerais priorité à la relation thérapeutique tant qu’elle se poursuivrait.
F. Le thérapeute s’engage à long terme
Bien que cela aussi puisse varier dans des cas particuliers, la plupart des thérapeutes
s’engagent envers le client à peu près en ces termes: «Je serai disponible pour vous
accompagner dans votre cheminement aussi longtemps que vous en aurez besoin.».
J’ai pris la décision, lorsque j’étais thérapeute, de quitter l'Illinois pour la Californie. J’en
ai informé mes clients environ six mois à l’avance, dès que j'ai commencé à anticiper le
déménagement. Leurs réactions à cette perspective de départ pouvaient alors faire partie
des thèmes explorés dans la thérapie. Je sentais que je devais leur donner la chance de «se
faire à l’idée» de mon départ, d'explorer et de nommer les sentiments que cela soulevait
en eux. C’était la même chose pour les vacances. J’en informais mes clients à l'avance, et
je laissais place à leur exploration des sentiments et des réactions soulevés par mon
absence.
En tant qu’intervenante en Focusing, j’organise mes voyages en dehors de mes périodes
d’enseignement. Je n’ai autrement pas besoin de tenir compte de mes étudiants en
Focusing. Si quelqu'un appelle pour un rendez-vous à un moment où je ne suis pas là, ils
peuvent soit attendre mon retour, soit appeler un autre intervenant ou un partenaire de
Focusing. Il est peu probable que mon absence les perturbe ou qu’ils se sentent trahis.
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G. Un thérapeute utilise tout ce qui fonctionne
Ayant pris un engagement à accompagner une personne dans sa croissance, il serait
évidemment absurde pour le thérapeute de ne pas utiliser une méthode qu'il connaît et qui
peut aider cette personne. Ma thérapeute utilise des techniques de Focusing, Gestalt,
EMDR, ainsi qu’une guidance spirituelle de type bouddhiste / hindouiste. Elle utilise
surtout sa propre présence, elle est là.
En tant qu’intervenante en Focusing, j’assume que la personne a choisi de venir à moi
parce qu'elle souhaite être guidée en Focusing. Lorsqu’elle aura besoin d'autre chose, elle
ira ailleurs. J’essaie bien sûr aussi de lui donner ma pleine présence. Cet aspect n'est pas
différent.
H. Un intervenant en Focusing ne donne pas de diagnostic et ne fait pas d’analyse
De nombreux thérapeutes ne le font pas non plus, bien entendu! Mais, même des
thérapeutes ayant horreur du diagnostic peuvent le faire afin de satisfaire aux exigences
de tiers payants (assurances). Et certains thérapeutes trouvent que leur formation en
«étiquetage» (C’est ainsi que mon ami Marshall Rosenberg appelle son diplôme en
psychologie) leur permettant de nommer des personnes «personnalité limite», «dissocié»
ou «alexithymique» n’est pas à la hauteur. L’intervenant en Focusing ne pose pas ce type
d’acte.
Ce que les deux ont en commun
Il serait bon d’indiquer quelques facteurs communs aux intervenants en Focusing et aux
thérapeutes d’orientation Focusing. J'ai déjà mentionné la présence. Être là en tant que
personne à part entière. Certaines considérations éthiques sont également communes aux
deux.
La confidentialité de toute information concernant un client ou un étudiant est une
considération éthique importante. Je crois que ni un intervenant en Focusing ni un
thérapeute ne devrait révéler des informations relativement à un client ou à un étudiant à
une autre partie sans l'autorisation du client ou de l'élève. Il est peu probable pour
l’intervenant en Focusing d'avoir à faire face aux exceptions particulières à cette règle
auxquelles certains thérapeutes sont confrontés lorsqu’une personne présente un danger
pour elle-même ou pour quelqu’un d’autre.
L'activité amoureuse ou sexuelle avec des clients ou des étudiants serait un autre domaine
requérant le plus grand soin. Les attirances sexuelles et/ou amoureuses sont fortes et
puissantes. Elles peuvent être si étroitement liées aux besoins personnels et aux blessures
non cicatrisées, qu’elles en viennent à «étouffer» (comme une musique forte) toute autre
relation présente. Certains éthiciens les interdisent complètement. Je voudrais au moins
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recommander le plus grand soin et plusieurs écoutes en Focusing avant que de tels
sentiments soient pris en compte.
Il y a une distinction à faire entre les clients / étudiants avec lesquels un autre type de
relation existait avant le début de la relation en lien avec le Focusing et ceux rencontrés
dans l’environnement du Focusing. Il est possible, par exemple, de guider son conjoint ou
un ami très cher. Toutefois, l’écoute payante ou le partenariat me semblent plus
favorables à la réciprocité de la relation.
Ce qui se ressemble
La durée
Il a été suggéré qu’un intervenant travaillant avec un même client au-delà d'un nombre
limité de séances, disons quatre ou cinq, dépasse alors le cadre du Focusing et de
l’enseignement et que ce qu’il fait alors devrait se nommer thérapie.
Je ne suis pas d'accord que le nombre de sessions définisse si une relation est ou n'est pas
une thérapie. Une relation peut être définitivement de la thérapie à partir de la toute
première session. Je me souviens, lors d'une première rencontre avec quelqu'un, d’avoir
eu le sentiment qu’un drapeau rouge se dressait - Cette personne faisait un transfert avec
moi!
Je peux comprendre que, pour certaines personnes, cette définition d'une relation limitée
dans le temps puisse être un moyen de maintenir les frontières entre la thérapie
d’orientation Focusing et l’écoute en Focusing par un intervenant certifié. Mais le
nombre de sessions ne crée pas une relation thérapeutique, pas plus que sa limite ne
l’empêche.
Lorsque l’enseignement du Focusing n’est plus nécessaire
Il a également été suggéré qu’après un certain nombre de sessions, vous ne faites plus
d’enseignement et qu’à partir du moment où la personne connaît le Focusing, vous faites
donc nécessairement de la thérapie. Je suis d'accord avec la première partie de cette
déclaration, mais pas avec la seconde. Selon mon expérience, il existe un type de relation
qui n'est pas de l’enseignement explicite et qui n'est pas non plus de la thérapie. Dans
cette relation, j’accompagne une personne en processus, en utilisant mes compétences
d’écoutant et de guide en Focusing. Il se peut qu’il n’y ait pas d’enseignement s’il s’agit
d’une personne connaissant le processus par le biais d’un certain nombre d’ateliers. Il est
possible que l’on m’appelle pour une session en raison d'une problématique ressentie
comme étant particulièrement difficile ou encore que l’on ressente tout simplement la
pertinence d’une session avec moi. Je suis très heureuse, après plusieurs mois, de recevoir
un appel de quelqu'un, car je ne sais jamais à la fin d'une session, s’ils vont me rappeler
ou non. Une attitude très différente de la thérapie!

Je nommerai maintenant un aspect beaucoup plus positif: en tant qu’intervenante en
Focusing, je ne suis pas accablée par les attentes de la société envers la relation
thérapeutique. Les gens ne viennent pas à moi afin que je leur dise s’ils sont bons ou s’ils
sont sains d'esprit. Je ne suis pas investie du pouvoir d'une baguette magique analysant
les problèmes de quelqu'un. Je n'ai pas à faire face au processus éducatif auquel les
thérapeutes et les clients de l’approche centrée sur la personne font face en ayant à
expliquer que le coup de baguette magique ne se fera pas!
Je pense que les professions de thérapeute d’orientation Focusing et d’intervenant en
Focusing sont toutes deux honorables et qu’elles peuvent se soutenir mutuellement dans
l'harmonie et le respect. Je suis heureuse de savoir qu’il y a des thérapeutes d’orientation
Focusing et il me fait plaisir de référer ceux qui sont à la recherche d’un type de thérapie
incluant le Focusing. Autrement, ma profession me convient parfaitement!
Article paru le livre Radical Acceptance of Everything, par Ann Weiser Cornell, Ph.D., et
Barbara McGavin (Calluna Press, 2005). En savoir plus sur ce livre.

 

Qu'est ce que le Focusing de l'âme?

gina cenciose

 

Le focusing de l’âme est une synthèse des différentes sphères d’étude et de pratique sur lesquelles Gina Cenciose s’est penchées depuis plusieurs années.

 

Ceci inclus :

   Les concepts du focusing de la relation intérieure

   Le Focusing dans la globalité du corps (Wholebody)

   La Communication non-Violente

   Le travail de reconnexion à  la nature et l’âme

   Le travail et les cérémonies Chamaniques

   Hakomi/ Guérison Énergétique

   La spiritualité sous plusieurs formes

 

Notre esprit possède des ressources étonnantes, des potentiels inexploités et des profondeurs dont nous n’avons possiblement pas connaissance jusqu'à ladécouverte de la manière d’y avoir accès, de cultiver ces pouvoirs et éventuellement les intégrer dans notre vie quotidienne.

 

 

 

Le Focusing de l’âme est un pocessus étonnant qui ouvre notre psyché et nous soutien de trois manières :

 

1.    Une intégration émotionnelle profonde et guérison au coeur de nos blessures d’enfance, traumatismes et aux nombreuses parties de nous qui ont besoin de notre attention.

 

2.    Il contribue à la connexion de notre être (présence intérieure) et ainsi mettre de l’avant qui nous sommes dans le monde

 

3.    Il contribue à rétablir notre connexion à notre propre âme et vivre à partir de notre intégrité, entièreté et vérité.

 

Plutôt que de tenter d’éliminer les parties de nous ou les sous-personnalités (ce qui n’est pas possible) ou de les réprimer en soumission, nous nous pratiquerons à être présent avec tout ce qui monte, apprenant à suivre le fil d’or de la conscience, vers une vérité profonde et en profondeur, à l’intérieur de soi, qui changera la manière avec laquelle nous tenons, voyons et sommes en relation avec tous les autres êtres vivants, jour après jour.

 

Nous mettrons notre attention sur :

 

   Des parties de nous (ou des sous-personnalités) qui nous ont supportées dans l’enfance et l’adolescence pour s’adapter aux défis de la famille et de la vie sociale, qui éventuellement sont devenues des barrières à notre pleine humanité authentique.

 

   L’apprentissage et l’intégration des pratiques et lignes directrices pour cultiver des relations entre le Soi et les parties de nous (ou les sous-personnalités), permettant de guérir ces parties de nous, découvrir leurs cadeaux et favoriser la réalisation de Soi.

 

   Le processus de transformation radicale de l'identité personnelle qui se produit naturellement et de manière organique, avec les accompagnants justes,   et qui prend place dans notre incarnation complète, vivant en tant que personne consciente qui contribue dans le monde.

 

 

 

Nous explorerons le paysage du psyché à travers l’étude profonde de du Focusing de la relation intérieure en exercices individuels, avec des partenaires, en cercles et en nature. Le chant, le mouvement et les partages profonds sont aussi des stratégies utilisées lors de ces retraites. Utilisant la charpente des prémisses de base de la Communication Non-Violente ainsi que de sa manière radicale d’amener de la présence dans le monde, nous plongerons dans les relations et leur sens profond, utilisant tout ce qui est pour revenir à la plénitude de la vie, en découvrant à quel point les besoins sont des compas pour nous soutenir dans ce processus de retour à la vérité intérieure.

 

DÉFINITION DE L’ÂME

 

Je ne suis pas une écrivaine et pour ce je cite la définition d’un de mes auteurs préférés (du livre “Soulcraft” de Bill Plotkin)

 

QU’EST-CE QUE L’ÂME ?

 

« Le vital, mystérieuse et sauvage noyau de notre moi individuel, une essence unique à chaque personne, qualités retrouvées par couches de Soi plus profond que nos personnalités. Le concept de l’âme embrasse l’essence de notre individualité particulière. Cette individualité reflète nos uniques et profondes caractéristiques personnelles, les qualités centrales et durables qui définissent notre personnalité, le véritable soi, le «vrai moi ». L’âme est ce qui a de plus sauvage et naturel à l’intérieur de nous.

Nos âmes humaines sont incarnées (i.w. rendues visibles dans le monde) à travers nos pouvoir de fond, nos pouvoirs les plus profonds et plus durables, ceux centraux de notre caractère et nécessaire afin de manifester notre unicité au niveau de l’âme. Nos compétences de base peuvent être divisés entre nos valeurs les plus centrales, capacités et les connaissances. Nos valeurs fondamentales sont les idéaux pour lesquels nous serions prêts à mourir et pour lequel, en effet nous vivons. Nos capacités de base sont les talents naturels ou les cadeaux indispensables pour effectuer notre travail d'âme; ces capacités sont développées sans effort ou sont capables d'être aiguisé à des niveaux exceptionnels. »

- Bill Plotkin

 

QU’EST-CE QUE L’ESPRIT OU L’ETRE?

 

L’unique, grandiose et éternel mystère qui imprègne et anime tout dans l’univers et encore transcende tout. En contraste avec l’âme, le concept d’esprit indique ce que toutes personnes, tout être vivant, ont en commun, notre appartenance partagée dans un seul et unique cosmos, chacun de nous étant une facette du UN, Etre qui contient tout. L’esprit en d’autres mots, qui peut être pensé par quelque chose de majestueux « là bas », quelque chose de différent de la vie ordinaire; pourtant l’esprit est simultanément ce qui infuse tous et tout, la Terre, l’air, les animaux, tous les peuples, nos créations humaines, nos propres corps et personnalités.

 

Ultimement, chaque âme existe comme un agent pour l’Esprit. l’âme embrasse et nous appelle vers ce qui est le plus unique en nous. L’Esprit englobe et nous guide vers ce qui est le plus universel et partagé.

 

 

Revenir à la vie

gina cenciose

Le paradigme dans lequel nous vivons génère des présupposés sur lesquels la plupart d’entre nous fondent leur existence, consciemment et inconsciemment. Nous croyons par exemple à la rareté et au manque, nous croyons qu’il doit y avoir des gagnants et des perdants, qu’il faut utiliser la coercition, convaincre, manipuler les autres ou encore leur plaire si nous voulons répondre à nos besoins et être heureux, satisfaits. En bonne partie inconscientes, ces façons de voir les choses teintent tous les aspects de notre vie ainsi que nos interactions avec nous-mêmes, notre famille, nos amis et les systèmes plus vastes dont nous faisons partie.

 

Je veux utiliser mon énergie pour me transformer, bien sûr, et cette démarche me donne l’énergie et l’envie de partager ma liberté intérieure avec les autres et dans les systèmes avec lesquels nous interagissons chaque jour, et pour lesquels nous payons. Selon mon expérience, le soutien d’un groupe de personnes qui partagent nos affinités est un atout précieux dans le processus qui vise à transformer nos réactions automatiques en choix conscients ancrés dans la sagesse intérieure.

Au lieu d’essayer de répondre à mes besoins en utilisant mon pouvoir inconsciemment, il est possible d’apprendre à avoir des dialogues authentiques autour de la satisfaction mutuelle des besoins; cela amène une façon de vivre complètement différente qui favorise la clarté et une plus grande compréhension réciproque. 

 

Quand on pratique la CNV, les dialogues axés sur les besoins sont une des façons qu’on utilise pour transformer notre relation avec nos schémas relationnels inconscients et aller de l’avant avec ce qui est davantage à notre service et au service de la vie. Pour nous aider à toucher la racine de notre souffrance, qui se trouve souvent dans les mécanismes de notre pensée et dans nos présupposés inconscients, nous revisitons également nos croyances profondes dans une intention de transformation. Il existe diverses approches pour ce faire. Les jeux de rôles transformationnels, qui permettent d’avoir accès à des parties de nous qui retiennent encore de la douleur liée à certains événements ou relations passés, en font partie.

 

La guérison et l’élan de vie qui se produisent ne profitent pas seulement à ma personne, car ma présence dans ma famille, dans la communauté et dans la société y est étroitement liée. C’est donc pour satisfaire davantage de besoins humains dans un système, qu’il s’agisse d’une relation interpersonnelle, d’une communauté ou de n’importe quel genre de groupe, que nous choisissons de faire des dialogues conscients et des ententes claires qui sont au service de chacun. Dans ma propre vie, j’ai constaté que je vais naturellement vers les autres plutôt que vers l’isolement, parce que mon élan naturel à célébrer et à interagir avec eux a repris vie. 

 

Pratiquer la Communication NonViolente m’a aidée à considérer mes relations et les conflits que je vis comme de précieuses sources d’information sur mes croyances et mes pensées issues d’une mentalité « gagnant ̸perdant » de rareté et de peur.

 

En me servant de cette approche comme un guide qui me montre où sont mes blessures, où il y a de la confusion et de la projection, j’ai transformé plusieurs de mes relations en assumant pleinement la responsabilité de l’impact que ma façon d’être a sur les autres. Selon moi, les deux « ailes » de la CNV sont une totale responsabilité de moi-même et la pratique d’une acceptation de moi-même et des autres empreinte d’amour et de douceur. Ce n’est qu’en assumant pleinement notre responsabilité dans les conflits et en nous servant de ceux-ci pour plonger plus profondément vers les causes de notre souffrance que nous avons réellement le pouvoir de transformer des parties de nos mécanismes mentaux qui contribuent à la honte, à la dépression, à la rage et à l’impuissance, à l’intérieur et à l’extérieur de nous.

 

En CNV, passer à l’action pour répondre aux besoins est une des façons dont nous utilisons notre pouvoir. Pour être capable de prendre des mesures efficaces, il faut avoir la croyance que la transformation est possible et à notre portée. C’est pourquoi examiner en profondeur nos systèmes de croyances et nos pensées inconscientes (ce qui implique aussi de regarder nos besoins) nous donnera souvent un nouvel éclairage sur les stratégies limitées que nous utilisons actuellement; nous aurons alors la possibilité de nous dépasser en actualisant nos aspirations. Souvent, il reste aussi, quelque part en nous, de la peine, de la peur ou d’autres émotions qui bloquent notre capacité d’agir vraiment efficacement.

 

Miriam Greenspan, auteure de Healing Through The Dark Emotions (Guérir grâce aux « émotions sombres ») écrit ce qui suit :

« La psychologie conventionnelle nous a beaucoup appris sur les émotions, mais elle a aussi grandement contribué à faire en sorte que les “émotions sombres” soient vues comme pathologiques, relevant du domaine privé et étant déconnectées de leur pouvoir. Avec la popularité grandissante d’une conception postfreudienne de la psyché, on a maintenant culturellement admis l’idée d’un enfant intérieur dont la peine, la peur et le désespoir peuvent être guéris par la psychiatrie. La douleur émotionnelle est de plus en plus vue comme un trouble qui peut et doit être traité, que ce soit par une thérapie traditionnelle par la parole ou par la médication. À cause de cette orientation, il est difficile sinon impossible de voir que toute la famille humaine partage ces émotions sombres, de comprendre ce que celles-ci nous disent de notre relation au monde et d’envisager qu’il existe des manières plus collectives de nous guérir. La plupart des thérapeutes qui à ma connaissance travaillent depuis plusieurs années avec les victimes de terribles injustices telles que l’inceste, les agressions sexuelles dans l’enfance et la violence conjugale sont bien conscients que ces blessures apparemment privées prennent racine dans un contexte social “endommagé” et dommageable. Cela est vrai pour toutes nos blessures émotionnelles, mais ce n’est pas toujours évident. Seule, la thérapie n’est pas suffisante pour les personnes qui ont été le plus blessées par le monde. Être entendu et tenu par la communauté est quelque chose que même le meilleur thérapeute ne peut pas offrir. Et pourtant, l’absence de cette communauté nous blesse tous. Dans la structure profonde de l’émotion, il y a un lien inévitable entre soi et le monde. »

En vivant et en mettant en pratique la Communication NonViolente, le Focusing, le travail en cercles et d’autres pratiques qui permettent de revenir à la vie, nous pouvons faire l’expérience de ce qui est déjà à nous : une relation intime avec le monde naturel, avec la sagesse de notre corps, avec notre psyché et avec les multiples facettes de ce que veut dire « être humain ».

 

En plongeant profondément dans la RELATION sous toutes ses formes (interpersonnelle, de groupe, familiale et avec les systèmes en place dans le monde), nous nous donnons la chance de puiser notre leadership dans une connexion plus grande avec notre sagesse profonde et notre savoir intuitif, tout en maintenant notre présence aux schémas qui se répètent dans notre vie. Nous créons ainsi un plus haut niveau d’efficacité et de conscience dans toutes nos relations et cela nous permet de nous regrouper pour cocréer collectivement ce que nous voulons vivre dans le monde, sur la Terre et les uns avec les autres.  

 

Établir des communautés d’apprentissage est une invitation à nous rappeler notre héritage naturel : nous faisons partie intégrante de la toile de la vie, toujours en déploiement et bien plus grande que nous. C’est une occasion de commencer à changer notre centre de gravité en sortant de nos conditionnements et de l’illusion de séparation pour entrer dans un paradigme où nous sommes en devenir, en relation avec toutes les formes de vie. Grâce à des rencontres intimes et conscientes — avec les autres, avec la profonde sagesse de notre corps, avec les aspects connus et inconnus de nous-mêmes et avec la communauté terrestre, qui était là, tout ce temps — nous apprenons à écouter et à répondre à l’invitation continuelle que nous fait la vie à aller vers l’avant. En nous ressouvenant de notre place au sein de cette toile en déploiement, nous nourrissons notre habileté à vivre d’une façon plus consciente et mutuellement épanouissante avec tout ce qui est vivant.

 

En nourrissant notre RELATION INTÉRIEURE avec engagement, nous prenons conscience de notre VRAIE NATURE INTÉRIEURE, nous en avons une expérience directe et en venons à savoir dans notre corps, dans notre cœur et dans notre esprit que nous ne sommes pas séparés de la nature, que notre existence est un processus, que nous évoluons au diapason avec les autres rythmes et cycles de la vie. Que ce soit des processus de « tissage de groupe », des pratiques de transformation intérieure ou l’immersion dans la nature, chaque expérience nourrit et guide l’étape suivante, nous aidant à vibrer à l’unisson avec le mouvement un et unique qui cherche à s’exprimer à travers chacun de nous.

 

Nous allons aussi dans le sens de la « communauté de pratique » en apprenant de nouvelles manières d’être ensemble dans des projets de transformation sociale qui qui viennent nous chercher dans notre corps, notre cœur et notre âme (par exemple, un groupe qui dépollue une rivière, donne de l’écoute empathique à des enfants, organise des cercles au sein de différents systèmes, met en place des groupes de pratique de cercles réparateurs, de Communication NonViolente ou de Focusing, ou crée un groupe d’entraide ou un café-causerie).

 

Voici des chemins que nous avons empruntés pour revenir à la vie ensemble en tant que parents, compagnons de vie, amis et collègues :

 

La connexion à la nature :  

Comme la gratitude, la joie et le plaisir surviennent naturellement et ont un grand pouvoir de guérison. Il suffit de regarder un enfant ou un animal pour le constater! Être en relation avec des êtres non humains est une partie importante de la vie, car il est profondément nourrissant et vivifiant d’être en harmonie avec toutes les facettes de celle-ci. Dans toutes les sagesses traditionnelles, par exemple celles des Premières Nations d’Amérique et de la médecine traditionnelle chinoise, les pratiques de guérison au service de la vie sont enracinées dans la nature. La nature est toujours là. Nous y relier favorise la présence, la détente et le contentement; c’est une façon d’être et de faire qui peut teinter la vie de tous les jours. Pour goûter à cette vitalité, nous pouvons passer plus de temps dans la nature, en solitude et en groupe, et faire l’expérience du moment présent, près d’un ruisseau ou autour d’un feu. Cela a grandement contribué à ma guérison personnelle.

 

Le mentorat et les groupes de pratique

Dans les cultures traditionnelles qui sont saines, le mentorat est la principale méthode de transmission des connaissances et de connexion — chaque personne est mentor, tout le monde a plusieurs mentors — tout au long de la vie. Le mentorat est un héritage universel, une approche bienveillante à laquelle nous répondons tout de suite. On gagne ainsi à rechercher les occasions de mentorat, sous forme individuelle ou dans le cadre d’un groupe de pratique.

 

 Il y a toujours eu, depuis les débuts de l’humanité, des groupes de gens qui apprennent ensemble en partageant l’exploration des enjeux de leur pratique commune. La seule différence, c’est qu’aujourd’hui nous en prenons conscience. En développant ensemble de nouvelles habiletés individuelles et collectives, nous établissons aussi des amitiés qui nous donneront en retour l’énergie émotionnelle nécessaire pour nourrir nos besoins d’inspiration, de soutien et de connexion à la vie. Quand cette attention est là, la joie de la découverte partagée circule librement entre amis et au sein de la communauté.

 

La vie de groupe

Dans nos programmes, nous abordons l’aspect « vie de groupe » par une exploration des bienfaits qui découlent d’être en cercle avec d’autres êtres humains. Puis nous expérimentons diverses manières d’être ensemble en groupe ainsi que des modèles de leadership participatif; nous utilisons de notre mieux la conscience et les habiletés que nous enseigne la CNV pour agir avec le plus de considération possible pour chacun, tout en répondant aux besoins d’efficacité et de priorisation de l’énergie. Voici quelques-unes des formes d’expériences de groupe que nous avons exploré depuis maintenant plusieurs années : des espaces de parole libre, des « World Cafés », des prises de décisions collectives CNV, des pratiques de consensus et de transformation des conflits telles que les cercles réparateurs et les cercles d’empathie, etc.

 

Nourrir la vie intérieure

Je crois que pour arriver à une transformation intérieure et sociale véritable, le travail d’introspection individuel et le travail pour le changement social sont étroitement liés. Si j’apprends à accueillir et à transformer mes blessures intimes, et à transformer mes pensées de façon à ce qu’elles soient davantage au service de la vie, j’aurai naturellement plus d’énergie à mettre dans les structures au sein desquelles je vis, et plus de motivation à le faire. Selon moi, si je me perçois comme un être séparé du tout, possédant sa manière unique et personnelle d’être dysfonctionnel, plutôt que d’avoir une perspective plus vaste me dépeignant comme une partie de ce grand tout et considérant mes symptômes comme des signes d’une dysfonction sociale qui va bien au-delà de moi, c’est que l’introspection et l’empathie ont encore des découvertes en réserve pour moi. Quand je regarde attentivement mes pensées et mes actions, je peux voir lesquelles sont ancrées dans les croyances culturelles que mon éducation m’a inculquées; je peux alors déterminer si ces croyances me sont encore utiles et si elles ont un impact bénéfique dans le monde. Certaines d’entre elles ont comme racines la peur, la honte et le manque, et ne semblent plus très utiles.

 

Quand je me vois en train de justifier mes actions et mes paroles, abandonner mon intégrité morale pour éviter la souffrance ou glisser dans mes vieilles habitudes, à la recherche de confort et de sécurité, désormais je sais que je peux plonger dans l’introspection de ce que je vis dans l’instant et j’ai de la reconnaissance de pouvoir développer une intimité plus grande avec ces parties de mon expérience dont j’essaie de me défendre. En explorant, en définissant et en développant notre relation avec notre monde intérieur, ses aspects conscients et surtout inconscients, nous avons constaté avec étonnement qu’en dessous de tous les choix que nous faisons se cache un grand nombre de croyances au sujet de ce que c’est que d’être humain – des croyances jamais remises en question. Mon équipe et moi pratiquons chaque jour le Focusing et la méditation Vipassana, de même que d’autres pratiques qui nourrissent notre vie intérieure; nous pouvons pleinement apprécier la compréhension profonde et le changement qui découlent d’un mode de vie où l’action dans le monde est ancrée dans l’intériorité. Nous croyons que le changement est possible seulement si nous incarnons le changement. 

 

 

Gina Cenciose

Traduction de Jacinthe Laforte

 

Retour à notre vrai nature

gina cenciose

Connexion à la nature:

Nous n’avons qu’à observer un enfant ou un animal pour le confirmer :  les relations avec les non-humains jouent un rôle  important dans nos vies !  Être sensible aux différentes formes de vie autour de nous  nous nourrit et nous stimule.   Les fondements des pratiques de guérisons provenant des sagesses ancestrales, telles que les pratiques autochtones d’Amérique et la médecine chinoise traditionnelle, sont profondément liés et s’enracinent dans la connexion à la nature.   La nature est constamment présente et   nous aligner avec elle nous permet de contacter notre propre présence, de relaxer et de nous sentir heureux !  Cela devient un mode de vie et une habitude qui nous accompagne dans notre quotidien.   Le plaisir, comme l’exaltation, est un état des plus naturels ainsi qu’un moyen de guérison des  plus féconds.  Nous veillerons à conserver, en nature, notre présence toujours plus active et vivante, expérimentant seul ou en situation de groupe le moment présent, sur le bord du ruisseau ou près du feu.  Ce fut une partie très importante de notre propre histoire de guérison.

Créativité renouvelée :

Selon notre expérience, se relier à soi et aux autres par diverses formes d’expression au-delà de la parole est un moyen de connecter à notre nature qui est nourrissant et qui facilite grandement nos processus de guérison.   La pleine expression de notre créativité inclut une variété de médiums : la vidéo ou toutes les formes d’arts visuels, le théâtre, la création de rituel, etc.  Ensemble, nous explorerons plus spécifiquement le chant, la musique, la danse et le dessin.   Depuis plusieurs années, Gina facilite des danses de paix, partage différentes formes de danse et crée des cercles de chant, tissant la voix et le tambour en communauté.   Nous pourrions aussi explorer à l’aide d’exercices expérientiels, souvent appelé rituels,  comment célébrer et offrir notre sentiment de gratitude pour tout ce qui vit à l’intérieur de nous comme autour de nous.

Mentorat et communautés de pratique :

Dans les cultures traditionnelles et saines, le mentorat est une des méthodes principales pour faciliter les apprentissages et la connexion –  chaque individu est un mentor et a plusieurs mentors – tout au long de sa vie.  Le modèle de mentorat est un héritage universel ; nous y répondons et l’intégrons aisément.  Ce volet du programme vous permet de rencontrer diverses opportunités de mentorat autant individuel  que dans un contexte de communauté de pratique.

Depuis que l’humanité existe, des communautés d’individus se sont assis ensemble pour partager leurs quêtes et les défis rencontrés lors de l’apprentissage de leur pratique commune.  C’est seulement aujourd’hui que nous en prenons conscience.

En développant ensemble de nouvelles habilités individuelles et collectives, nous développons aussi des liens d’amitié qui, à leur tour, soutiennent l’énergie émotionnelle d’une présence soutenue et généreuse les uns pour les autres.  Lorsque que cette qualité d’attention est présente, la joie des découvertes  et des prises de conscience partagées circule entre les amis et dans la communauté.

Des pratiques pour vivre en groupe :

Ce volet du programme débute en explorant les bénéfices de se retrouver en cercle avec d’autres humains.   Dès lors, nous explorerons différentes façons d’interagir dans les groupes et nous nous initierons à des modèles de leadership partagé.  La conscience de la  CNV ainsi que ses outils nous permettront d’embrasser pleinement et de prendre en considération les besoins de tous tout en maintenant une efficacité et un niveau d’énergie nourrissant en groupe.  Voici quelques-unes des pratiques que nous explorerons :  « L’espace ouvert », les « cafés du monde », des processus CNV de décisions en groupe, le consensus et des pratiques de transformation des conflits telles que les Cercles restaurateurs (CR).  Les CR occuperont une place importante dans la programmation et nous créerons notre propre communauté de CR à partir d’enseignements, de pratiques et de cercles live, abordant des enjeux réels vécus dans notre groupe.

La vie intérieure :

Dans ce volet de notre programme, vous explorerez, définirez et développerez la relation avec votre propre monde intérieur – le conscient et, spécialement, l’inconscient.  Vous recevrez les outils et le contenant qui vous aideront à rassembler les multitudes d’ingrédients de votre être tout entier.   Cela, afin de vous permettre de créer et de vivre votre vie dans la pleine conscience et l’entièreté de votre être.  Plus spécifiquement, les pratiques utilisées seront :

  • la conscience CNV et l’auto-empathie ;
  • le focusing de la relation intérieure ;
  • le Whole Body Focusing ;
  •  »Le travail » de Byron Katie et
  • des pratiques de présence.

Les bases de nos programmes de la transformation de la conscience

gina cenciose

Développez de nouveaux outils et habitudes qui vous  permettent d’aller vers vos rêves pour vous-même et pour le monde.

Concevez et implantez un projet inspiré de votre  propre vision, vous permettant du même coup de mettre en pratique de nouveaux outils de leadership tout en faisant une différence dans votre communauté.

Explorez vos schèmes de croyances, de comportements et de pensées et déterminez lesquels sont à votre service, lesquels souhaitez-vous laissez aller et « composter ».

Adoptez des pratiques qui vous aident à incarner votre VÉRITABLE NATURE et vos idéaux, un jour à la fois.

Êtes-vous prêt(e)s à construire une relation avec la terre, avec votre communauté et avec vous-mêmes qui sera porteuse de sens ?

Revenir à la nature en soi est un programme avancé d’une durée de 12 à 24 mois.  Ce programme  est basé sur la conscience de la CNV ainsi que sur des outils de leadership partagé, de transformation profonde de nos manières habituelles d’être au monde ainsi que des approches qui nous permettent d’accéder à notre nature intérieure véritable et à la plénitude du monde naturel.

Tout au long de ce programme, vous serez amenés à expérimenter ce qui naturellement vous appartient – une relation intime avec le monde naturel, la fine intelligence du corps ainsi que les différents aspects d’être humain.  Nous plongerons profondément dans les RELATIONS dans toutes leurs formes.  Vous apprendrez à enraciner votre leadership dans cette connexion et à demeurer attentif aux schémas qui se présentent dans votre propre vie, créant ainsi un nouveau niveau d’efficacité et de conscience dans votre leadership, vos relations et votre vie.  Nous nous rassemblerons afin de co-créer ensemble comment nous voulons être au monde, sur la Terre et avec les autres.

Nous formerons une communauté d’apprentissage afin de se rappeler que nous sommes une partie issue de la grande toile dans laquelle la vie se déploie.  C’est aussi une opportunité de déplacer notre centre de gravité : de sortir de nos conditionnements et de ce qui nous sépare afin de bouger vers ce qui est constamment connecté à toute forme de vie.  À travers des rencontres intimes et conscientes – les uns avec les autres, avec notre propre sagesse corporelle, avec les aspects connus et inconnus de nous-mêmes et avec une plus large communauté terrestre qui n’attend que cela – nous apprendrons à écouter et à répondre au courant de la vie qui nous porte vers l’avant.  En nous re-rappelant la place que nous occupons dans cette grande toile, nous supporterons notre habilité à vivre avec toute forme de vie d’une façon plus consciente et mutuelle.

En réalisant et en faisant l’expérience directe de notre NATURE VÉRITABLE par la pratique de la RELATION INTÉRIEURE, nous prendrons conscience dans nos corps, notre coeur et notre esprit que nous ne sommes pas séparés de la nature, mais que nous sommes des êtres qui évoluent pas à pas en conjonction avec les rythmes et les cycles de la vie.  Processus de groupe consolidant, pratiques de transformation intérieure et immersion en nature, nous laisserons chaque expérience nous informer et nous guider pour le prochain pas, nous supportant à demeurer attentifs au mouvement  qui cherche à s’exprimer de façon unique à travers chacun de nous.

Les bases de nos programmes de la transformation de la conscience II

gina cenciose

Nos personnalités sont basées sur un certain ensemble de croyances sur nous-mêmes et une certaine vision du monde. S’identifier aux parties de nos personnalités nous tient liés à un mode limité pour expérimenter le monde et nous-mêmes.

En identifiant, en voyant  clairement, et en accompagnant les parties de nous-mêmes qui détiennent ces croyances et ces visions du monde, nous commençons à créer de l’espace et de la liberté autour de celles-ci et en nou. Travailler avec et voir à travers les images de soi et les identifications du passé nous aide à comprendre ces croyances et leur origine et nous aide à découvrir notre réelle nature essentielle. C’est toute la pratique du focusing de la relation intérieure et du « wholebody focusing », qui sont les principales pratiques d’auto-transformation dans ce programme.

Nous utilisons également des pratiques corporelles d’introspection (comme le Focusing de la relation intérieure et d’autres formes d’enquête) dans la re connexion et l’alignement du  soi avec les qualités de notre vraie nature. En faisaint de l’enquête ouverte sur notre vie personnelle, dans-le-moment présent, correspond à la pratique principale de ce chemin. Nous encourageons nos participants à être curieux, ouvert, dans le non-jugement et sans préférence par rapport à leur expérience.  À sentir et explorer leur expérience dans le moment présent. Une volonté d’explorer tout ce qui survient, ne sachant pas comment ni où comment cela va se dérouler à chaque instant, est le véritable esprit de l’enquête.

Nous allons combiner des pratiques spécifiques de dialogue CNV, avec ce travail d’enquête, la pratique des processus clés de la CNV pour nous aider à porter nos états intérieurs de guérison à nos relations. Dans les programmes où nous offrons l’approche CNV et d’enquête, nous offrons aussi d’autres pratiques expérientielles, tel que le chant et le mouvement pour approfondir le travail intérieure d’apprentissage à incarner nos valeurs et vivre dans la confiance, l’abandon et la présence.

En individuel, les pratiques pour Vivre une vie dans une intégrité de cœur qui nous ramène à la vie incluent :

  • une variété de pratiques CNV ;
  • le Focusing de la Relation intérieure et le Whole Body Focusing ;
  • l’Enquête méditative ;
  • un travail sur les croyances ( Le Travail de Byron Katie);
  • des moments de reconnection avec la nature et
  • des chants et pratiques de mouvement.